Longueur d’Ondes Hausse le Ton !
Nos confrères de Longueur D’Ondes lancent une lettre ouverte coup de poing à tous les acteurs des musiques actuelles, aux maisons de disques, et à tous les artistes francophones bien souvent ingrats quand le succès frappe à leur porte ! Nous ne pouvons donc que relayé cette information et soutenir fortement Serge Beyer, et la rédaction de Longueur d’Ondes qui lutte contre un état de fait qu’il faut changer, pour que vive les vrais acteurs de la musique indépendante et de notre culture francophone !
COUP DUR :
Nous sommes en fin de bouclage.Il y a 6 jours, nous venons d’être planté d’une grosse somme. Les quatrièmes de couv de nos deux derniers numéros (des pubs pour la bière Despérados) ne seront pas payées par l’équipe bordelaise qui les a vendues pour nous : la REGIE PUBLIC (pourtant encore en activité !!!)Déclaration de créance au mandataire judiciaire. Situation bloquée…Bref la somme qu’ils nous doivent, on n’est pas prêt de la récupérer !
Or notre comptabilité très fragile en a besoin pour finir de payer l’imprimeur…Cette galère peut donc nous atteindre gravement, voire nous faire fermer tout simplement !Nous avons donc dû faire un emprunt pour compenser cette perte si nous voulions que le prochain numéro voit le jour.
CONSTAT :
Voilà 10 ans que nous travaillons juste avec notre PASSION comme moteur.10 ans de 100 000 exemplaires sur les artistes francophones.Quelque chose d’unique.
10 ans sans aucune subvention !
Sans groupe de presse derrière nous.
Avec PERSONNE pour nous aider, juste les ventes de pub que nous réalisons. Depuis le départ de la crise du disque c’est de plus en plus dur.Les maisons de disques trouvent logique que l’on chronique leurs albums, que l’on parle de leurs artistes, voire même qu’on les invite sur la scène des Trois Baudets où nous faisons régulièrement des concerts (sans gagner un seul centime), mais pour renvoyer l’ascenseur, il n’y a plus personne.
Pas d’achat pub dans Longueur d’Ondes ; ca n’est pas un réflexe.
LO n’est quasiment jamais dans le plan marketing d’un album qui va sortir…Alors qu’est ce qui fait que nous sommes encore debout alors que viennent de fermer coup sur coup Chorus et Volume (le mensuel musique des Inrocks) ?
C’est notre présence partout en France (et au Québec).
C’est notre travail sans relâche.
Ce sont nos articles et nos photos (pas de photos de presse).
Et c’est surtout un lectorat heureux de lire un mag encore intègre.Heureusement, les petites structures, les festivals, les artistes eux-mêmes nous achètent de la pub (sans même marchander à l’inverse de certaines majors). Nous multiplions aussi les partenariats. MERCI a eux.
Et on arrive à payer nos 100 000 exemplaires 5 fois par an,
à payer Exapaq qui livre (à nos frais) nos dépositaires dans toute la France,
à payer le distributeur parisien,
le bateau qui part avec 2 palettes de magazines pour le Québec,
un employé à la rédaction (eh oui un seul emploi plein temps à LO !)
et les pigistes !
Et on ne parle pas du dirigeant… non salarié !Tout ça pour te dire que notre seul salut, comme toujours, c’est de VENDRE nos espaces publicitaires. Et que c’est maintenant ou jamais !
Donc la seule chose que nous demandons aux maisons de disques, c’est d’acheter des espaces pubs aussi chez nous au lieu de toujours les placer systématiquement dans d’autres magazines qui ne défendent pas toujours les artistes francophones comme nous les défendons, mouillant notre chemise jusqu’à mettre des autoprods en couv quand on a un coup de cœur (ce fut le cas de Nosfell par exemple, signé par une major suite à notre couv… Mais cependant, nous ne faisons même pas partie du plan com quand aujourd’hui il sort un disque ! Où est la logique là-dedans ?
Pas plus que nous sommes inclus dans le marketing de -M- dont nous avons fait l’un des tout premiers papiers… et qui a été notre parrain !
Ni pour les actualités de Tryo, Mickey 3D, Brigitte Fontaine, Dominique A, Ghinzu, Stuck in the Sound, Mano Solo, Rachid Taha, Cali, Dyonisos, Missill, Brisa Roché, Mlle K, Clarika, Christophe, Bumcello, Anaïs, JP Nataf, Thiéfaine, Jil is Lucky, Manu Chao, Oldelav et Monsieur D, Mell, Jean-louis Murat… et la liste est longue. Bref la plupart des artistes que nous avons soutenu depuis des lustres…C’est contre cette ingratitude que nous nous révolteons. Nous demandons simplement justice pour notre travail. C’est tout !
Alors oui, on va se relever, on va sortir un superbe numéro, on va faire la fête aux Trois Baudets avec des artistes que nous choisissons et soutenons, mais il est sûr que nos relations avec les maisons de disques vont devoir changer.
La rédaction











Le milieu de la musique ingrat? ça se saurait…
Très bel article en tous cas…
en voilà une bonne blague….
Longueur d’ondes « le mag qu’on achète pas », mais qui ne chronique qu’à condition d’avoir une pub dans le même numéro, superbe exemple de déontologie, des choix éditoriaux guidés uniquement sur des critères artistiques bien suuuuuuur
Et quelle ligne éditoriale, le tout meilleur de la scène franchouillarde ridicule, empêtrée dans son folkore grotesque, ses accordéons indigestes et son côté festif poussif pouet pouet poussiéreux qui n’intéresse personne, ne touche personne, même gratuit personne le lit, imaginez payant…
Et ne parlons pas de technique d’écriture parce que là on frôle le degré zéro, la copie de bac blanc au contenu vide et à la technique laborieuse.
Comment blâmer les maisons de disques, elles même en train de crever de leurs propres égarements, faudrait-il donner la dime à tous les fanzines associatifs du pays que personne ne lit, tout ça parce qu’ils se targuent de « défendre la bonne musique » (quelle rigolade)
Longueur d’Ondes se meurt et tout le monde s’en fout, le lectorat qu’il n’a pas, les partenaires qu’il n’a plus depuis longtemps, la crise nettoie les premiers cadavres et c’est tant mieux, personne ne les pleurera.
P.S.: je ne travaille plus en maison de disque et je ne les supporte plus elles non plus depuis longtemps mais voir les pires vautours crier au scandale me choque au plus haut point.
Et pour la petite histoire Nosfell n’a pas d’abord été signé en major, n’a pas été signé suite à la couv’ de longueur d’ondes, et il a fallu attendre 2 albums avant que l’artiste se retrouve par le truchement des rachats chez Universal. Bref, que d’affirmations fausses et d’illogismes ridicules…
fini les mags qui font la couv’ sur les Hurlements d’Léo. Ouf, bon débarras, de l’air.
« Longueur d’ondes « le mag qu’on achète pas », mais qui ne chronique qu’à condition d’avoir une pub dans le même numéro »
Tu sais lire ??? C’est justement l’inversse qui se passe ! Les labels ne prennent rien si on ne parle pas de leurs artistes ! Et même si c’est le cas, bien souvent ils ne prennent rien !
Maintenant tu n’aimes pas ce Mag c’est un fait, mais arrete de penser que c’est le cas de tout le monde ! Les labels qui ont des artiste francophones apprecient et sont bien contents quand le mag parle d’eux… pour autant ils font les pleureuses dés qu’il sagit de payer un quart de page…
Le soutien marche dans les deux sens !
Si un label pense que son artiste a sa place dans le Mag, il est coherent de dire qu’il peut communiquer sur cet artiste dans ce même Mag.
Et je ne suis pas fan de ce mag, ni de la scene franchouillarde, pouet pouet et cie qui me debecte. Mais au moins j’essaie d’analyser une situation avec du recul pas en reagissant comme un bourin, rebel à deux francs…
quand on a un papier dans un mag on ne prend pas de pub en +, l’artiste est déjà visible, c’est idiot d’en rajouter (à moins de vouloir taper un grand coup pourquoi pas, mais bon dans le cas d’un fanzine comme LO je pense pas que ce soit cohérent). Par contre oui prendre une pub sur le numéro d’avant ou d’après pour communiquer sur une sortie quand la chronique est déjà tombé là c’est intéréssant. Enfin chacun dépense son budget market comme il veut hein
Ceci étant je me répète, le mécanisme va dans ce sens: le label appelle LO pour savoir si le mag a prévu de faire un papier sur l’artiste en question, LO répond AUTOMATIQUEMENT « je sais pas, est-ce que vous avez prévu de communiquer dans notre numéro? », et pas l’inverse, tu as bien lu la lettre ouverte c’est bien, maintenant faut pas tout prendre pour argent comptant et se dire parfois que tout ce qui est écrit n’est pas parole d’évangile
Enfin le plus drôle étant quand même la couv’, qui est automatiquement payée par le label (d’où les couv’ d’artistes plus lamentables les uns que les autres car leurs labels n’arrivent tellement à rien qu’ils s’obligent à payer un couv’ pour avoir au moins un peu de visibilité..)
« le mag qu’on achète pas » donc, noooon sûrement pas, ça se saurait…. LO c’est la déontologie même…
Ceci étant tout ça sont des pratiques courantes au sein des petits mags ou des fanzines comme ça dont les finances sont totalement exsangues (cf. Campus Mag par exemple). Mais le truc à faire quand on arrive pas à survivre via sa ligne éditoriale de base, c’est de se remettre en question, pas commencer à monnayer sa couv’ ou ses articles, parce que là on est sûrs de faire de mauvais choix artistiques, c’est un cercle vicieux.
Longueur d’Ondes est tout sauf un fanzine, Radeo !!
Pour ma part je bosse pour Longueur d’Ondes au Québec et ne peux qu’ajouter un élément au débat. Ce canard existe depuis maintenant plus de vingt ans, il est un outil fondamental ici pour notre compréhension du marché français et enfin, vous êtes bien chanceux de l’avoir. N’attendez pas qu’il disparaisse pour en faire le constat.
Merci Jean Robert