Interview : Music Is Not Fun
Music Is Not Fun c’est 4 lyonnais so british qui viennent de sortir leur 1er album « British Rendez-Vous » ! Pas vraiment indépendants, mais on a aimé, et ça reste un groupe à découvrir et à soutenir ! Des nouveaux-talents so frenchy en développement !
1/ Artistiquement, comment ça a commencé cette histoire ?
Artistiquement Music Is Not Fun est ancré en Angleterre, c’est un fantasme qu’on nourrit et qui nous inspire tous depuis l’enfance. Tout est parti des Beatles, c’est un de nos premiers choc musical, nos parents passaient souvent les albums (ou K7, vous devriez voir la complete Beatles en K7 c’est assez impressionnant) dans la chaine HiFi familiale. Les chansons de John et Paul ont un coté très familier pour nous, on a grandi avec. C’est grâce à eux si nous nous sommes impreignés autant de la culture anglaise, ils nous ont ouvert une porte.
En grandissant, au collège on est parti en échange scolaire à Londres ou la campagne, là on a découvert cette drôle de cuisine, les taxis noirs et les bus rouges, la musique partout (blur et oasis en boucle partout, PARTOUT) et puis la petite anglaise à qui on a roulé notre premiere pelle.
Après on y est retourné et la c’est les pubs, les clubs, les concerts, les gens lookés dans la rue…
2/ Ton ambition, c’est de pouvoir vivre de ta musique ou ça reste un loisir ?
Nous voulons vivre de notre musique, nous faisons tout pour ca, Music Is Not Fun est une affaire sérieuse, nous avons monté ce groupe pour faire de la bonne musique, pour faire danser les gens, les accompagner, comme une bande originale de film. On n’a jamais fait de la musique par défaut, parcequ’on s’ennuyait ou qu on voulait s’amuser.
La musique est une affaire précieuse et ca c’est très britanique.
3/ Quelle est selon toi votre plus grande réussite aujourd’hui ?
On est très fier de notre album et de notre parcours, ca n’a pas été toujours évident mais on est très soudé et avec Pierre notre manager on a toujours réussi à se donner les moyens de porter ce projet ambitieux. L’album est le résultat de ces 3 années, il est à la hauteur de nos attentes, on est très heureux de le présenter au public et très content de l’acceuil qu’il recoit.
4/ Et l’aboutissement pour vous ce serait quoi ?
Rouler en Bentley et avoir un majordome dans notre château de Brighton. Tout en continuant d’enregistrer des disques.
5/ Tu es plutôt support physique ou distribution numérique ?
On s’entend très bien avec les deux. On a la volonté de faire de beaux objets, une belle pochette, un livret interessant et joli, on aime porter de l’attention au contenu mais aussi au contenant. C’est très important un beau disque. On aime les vinyls aussi, il y a encore un rapport différent, on a d’ailleurs sortit un 45tours collector, c’est quelquechose de chouette de pouvoir faire ca. Concernant le numérique c’est un média très pratique, on s’en sert pour diffuser du contenu exclusif. Dès que vous participez à un événement du groupe (un concert, un showcase ou happening) on vous remet un bracelet sur lequel est inscrit un code unique, ca fonctionne aussi avec une application Iphone quidetecte que vous etes au concert et qui genere un code. Avec ce code vous vous connectez sur www.musicisnotfun.fr et vous pouvez télécharger une chanson ou une vidéo. En ce moment on travaille sur un album miroir à British Rendez Vous qui sera exclusivement téléchargeable par ce biais, l’album 2.0 en fait. On pense aussi au futur album, on pourra poster des démos, des vidéos de répétition, d’enregistrement. On aime rentrer en interactivité avec notre public, Music Is Not Fun c’est un projet ludique et en contact avec les fans.
6/ C’est quoi votre astuce pour tenter d’attirer du monde à vos concerts ?
On est très actif au niveau de la promo, pour nous le concert à une place très importante en parallele avec la production d’albums. Les fans nous aident beaucoup aussi : on a décidé de monter MINF UNITED une street team (www.musicisnotfun.fr/united). Ici on leur donne les moyens de poster des flyers pour les concerts, ils peuvent meme s’inscrire àdes missions de terrain, on leur envoie des affiches et des flyers qu’ils distribuent dans leur ville. En échange on leur donne des cadeaux, des chansons, on les invite au concert.
7/ Vous avez des partenaires ? un endorsement ?
On a décidé de traivailler avec la mode, on travaillle avec des marques comme Fenchurch qui représentent des valeurs que nous partageons.
Custom 77, une marque de guitares à Lyon nous endorse , on joue sur leurs guitares, elles ont la classe et le son. On a un magasin de musique, Starsmusic qui nous donne des consommables comme des cordes et des baguettes.
8/ C’est quoi votre petit truc en plus ?
On est groupe français, on a jamais cherché à le cacher, on n’essaye pas de se faire passer pour des anglais, du coup il n’y a aucun malaise ou complexe. Mais le vrai truc en plus c’est qu’on est très proche de notre public, les fans peuvent vraiment faire partie intégrante dans l’évolution du groupe.
9/ Est ce que Artiste c’est un vrai métier ?
Oui tout à fait! C’est un metier spécial.
10/ Quel est ton point de vue sur le téléchargement pirate ?
On s’en fout completement, on ne gagne pas tant d’argent avec la vente des cds, c’est les majors qui morflent. Ils n’avaient qu’a faire attention à ce qu’ils faisaient dans les années 90 et 00. C’était évident qu’en sortant des albums merdiques avec un single et douze chansons de remplissage à plus de 20€ ils ouvraient la porte au piratage. C’est insolent de faire ca.
Après c’est très important d’acheter les albums des groupes indés, les ventes de disque sont révélatrices : si ton premier album s’est bien vendu t’as plus de chances de ton coté pour faire un bon deuxième album.
11/ Tu es plutôt MySpace ou Facebook ?
Pour démarrer on a beaucoup utlisé myspace, pour se faire connaître, trouver des dates en dehors de Lyon et ramener du monde aux concerts, c’etait très important pour nous. La on a l’impression que myspace galere un peu, ce n’est plus aussi actif. On utilise beaucoup facebook aujourd’hui avec le systeme d’événements, c’est un bon outil de promo.
12/ Chaque groupe à une phrase récurrente ? C’est quoi la votre ?
Je ne crois pas qu’on ait de phrase récurente… Ou alors en tournée : « C’est toi qu’a les clés du camion? -non… »
13/ Qu’est ce que vous écoutez en ce moment ?
Le disque qui passe le plus dans le bus en ce moment je dirais que c’est le dernier Kasabian, qui est très bon d’ailleurs.
14/ Votre prochaine actu, c’est quoi ?
Et bien la on vient de sortir l’albu. On bosse tout le temps dessus et puis on a la tournée qui accompagne cette sortie (www.musicisnotfun.fr/tour) et le projet de l’album miroir à British RendezVous.
15/ Quelle est la question que vous auriez aimé que l’on vous pose ?
Comment allez vous?
16/ Quelle est votre réponse à cette question ?
Très bien, merci et vous?
17/ Si il fallait se quitter sur un de vos morceaux, ce serait lequel ? Down In The Club










Et pourquoi ne seraient ils pas indépedendants??
[...] Une histoire de « Shoes » en somme ! Vous pouvez retrouver l’Interview de Music Is Not Fun pour Les Vrais Indépendants ici : http://www.lesvraisindependants.net/interview-music-is-not-fun/ [...]