Interview : Apple Jelly

applejelly

Apple Jelly seront en tournée début février sur Paris ! Au passage, ils répondent à nos questions.

Apple Jelly Discoface Tour 2010 :

01/02/2010 | Espace B – Apple Jelly / Xanthine + Delicious Bang – Paris
03/02/2010 | OPA – Apple Jelly / Fab’M + Hushh – Paris
04/02/2010 | Apple Jelly à bord d’iDTGV
05/02/2010 | Le Scopitone – Apple Jelly + Dirty Goods – Paris
06/02/2010 | Le Bal de l’Elysée Montmartre – Apple Jelly + Dirty Goods – Paris

1/ Artistiquement, comment ça a commencé cette histoire ?
Au départ, c’est l’histoire de 2 frères. L’un avait déjà son groupe de hard-rock et l’autre revenait d’une année d’exil aux Etats Unis où beaucoup de choses avaient changé dans sa tête. A l’époque, nos influences étaient essentiellement les Beatles et Kraftwerk. Ne pouvant choisir, on s’est mis à essayer de créer une musique qui serait le parfait mélange des deux groupes. Je crois que depuis, nous nous sommes égarés en chemin et Victor, mon frère a quitté le groupe.

2/ Quelles sont vos ambitions artistiques ?
Ne jamais refaire le même disque. Nous avons toujours conservé le nom d’Apple Jelly. De nos premières compositions honteuses jusqu’à maintenant, nous avons toujours souhaité garder le nom du groupe. Avoir une traçabilité, une histoire fait parti de notre ambition artistique. C’est vrai qu’il aurait été bien plus simple dans notre rapport avec le music business de changer de nom de groupe et de relancer une histoire. C’est pour cette raison que nous ne souhaitons par refaire le même disque que le précédent. Nous préférons donner à Apple Jelly une vie composée de plusieurs histoire, plutôt qu’un côté boulot/métro/dodo en reproduisant le même schéma musical à chaque fois ; )

3/ Quelle est selon vous votre plus grande réussite aujourd’hui ?
Notre indépendance. Nous ne sommes jamais tombés dans la posture de l’indépendant, ni dans le « tous vendus ». Nous avons suivi notre chemin avec nos erreurs, nos maladresses, nos lenteurs et nos précipitations, mais nous sommes vraiment et réellement indépendants et nous vivons de notre art. Je pense que c’est notre plus grande fierté.

4/ Et l’aboutissement pour vous ce serait quoi ?
Avoir une reconnaissance critique sur un album. Oui, c’est quelque chose qui serait important pour nous. Le métier d’artiste est un métier qui tourne beaucoup autour de soi puisque par définition, nous proposons nos créations, nous proposons notre point du vu, notre regard. C’est purement et simplement de l’égocentrisme. Quel égocentrique ne rêverait pas d’être reconnu par ses paires et conforté dans ses idées ? ; )

5/ Vous êtes plutôt support physique ou distribution numérique ?
A titre personnel, je n’écoute que des vinyles et je n’entends que du MP3.
Le support CD est résolument obsolète. J’aime la portabilité du format MP3. Conduire en écoutant ses propres playlists est un vrai bonheur. A côté de ça, j’apprécie le son feutré et les basses chaudes d’un vinyle. Je suis également fan des pochettes d’albums et le vinyle est le seul format qui leur rend véritablement hommage. Et puis, il y a tout le rituel autour d’un disque vinyle. ça prend du temps, ça demande un effort et donc ça motive l’écoute. C’est vraiment de cette manière que je découvre les albums.

6/ C’est quoi votre astuce pour tenter d’attirer du monde à vos concerts ?
Je donne de ma personne et je me fous à poils. C’est déjà pas mal, non ? ; ). Plus sérieusement, nous appliquons la méthode bête et méchante du « myspacefacebooktwitter » arrosée de quelques flyers et affiches. On a la naïveté de penser que notre musique seule suffit à attirer du monde. Après tout, c’est le propos, non ? ; )

7/ Vous avez des partenaires ? un endorsement ?
Non, nous n’avons pas de signature à proprement parlé. Nous avons par contre fait de grosses opérations avec Energie. Par exemple, ils nous ont financé la sortie de notre album « Na Na Na Club » encartée dans les magazines Blackpool et Dedicate. Sans eux, nous n’aurions jamais pu proposer gratuitement notre album à plus de 12000 lecteurs.
Nous avons également travaillé pour les marques K-Swiss, Ben Shermann et plus récemment, Palladium. Ce sont de vraies opportunités pour nous. Je suis un fan absolu de mode. J’arrive donc à joindre l’utile à l’agréable ; )

8/ C’est quoi votre petit truc en plus ?
La singularité du groupe est de pouvoir proposer des chansons dans un format pop, mas avec une formation assez particulière puisque sur scène, nous avons batterie, clavier lead, basse, chants, mais pas de guitares.

9/ Est ce que Artiste c’est un vrai métier ?
C’est un mode de vie qui devient un vrai métier à partir du moment où l’on décide de vivre de son art. Aujourd’hui, il y a de moins en moins de monde pour poser ses couilles sur la table dans l’idée de développer une carrière d’artiste. Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, le leitmotiv est : « si tu n’es pas bankable, démerde toi par toi-même ». Du coup, on est obligé de gérer économiquement son art et donc d’en faire un métier.

10/ Quel est votre point de vue sur le téléchargement pirate et la loi Hadopi ?
ça me fait chier. Je pense que c’est un faux débat. Le problème ne vient pas de là. Qu’il y ait du téléchargement où pas, l’industrie serait en crise de toutes façons. C’est une loi supplémentaire qui avantage indéniablement les artistes installés et surtout et toujours les majors. Enfin, le ridicule ne tue pas et il faut que notre gouvernement donne aux gens l’impression de travailler pour la bonne cause.

11/ Vous êtes plutôt MySpace ou Facebook ?
Myspace est un vrai outil pour faire connaître sa musique auprès des pros. Facebook est par contre idéal pour garder le contact avec ses fans. Je choisis les 2.

12/ Chaque groupe à une phrase récurrente ? C’est quoi la votre ?
FOUTEZ-MOI LE BORDEL !!!

13/ Qu’est ce que vous écoutez en ce moment ?
Animal Collective, The XX, les Stones Roses et j’attends avec impatience le nouveau Hot Chip.

14/ Votre prochaine actu, c’est quoi ?
Une tournée en Angleterre qui est en train de se monter pour avril et on retourne en Asie en juin.

15/ Quelle est la question que vous auriez aimé que l’on vous pose ?
Pourquoi le vent ?

16/ Quelle est votre réponse à cette question ?
et j’aurais répondu : « parce que… » ; )

17/ Si il fallait se quitter sur un de vos morceaux, ce serait lequel ?
« La fin du western ». C’est un morceau qui a été écrit pour finir. Je veux dire, il est valable pour toutes les occasions de fins dans une vie…

BEnn.
www.apple-jelly.com
www.twitter.com/apple_jelly

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